Les références sont plutôt rares... Mais si vous ne craignez pas de découvrir une pensée alerte, bien que datée aussi bien dans sa formulation que par le contexte historique qui pousse son auteur à l'écriture, allez faire un tour à la bibliothèque diocésaine et demandez l'ouvrage de M.D. Chenu op, "Pour une théologie du travail", Le Seuil 1955 (5 exemplaires disponibles)

Le titre est en réalité celui d'un article publié dans la revue Esprit en 1952, qui mérite d'être relu aujourd'hui, ne serait-ce que pour mesurer le chemin parcouru par le travail dans ses modalités, ou pour resituer nos interrogations d'aujourd'hui dans la continuité d'une pensée chrétienne, qui certes peine à suivre le rythme des évolutions, mais sans perdre pour autant la pertinence de ses questionnements.

Le deuxième article, intitulé "L'homo oeconomicus et le chrétien", entame notamment un dialogue avec l'oeuvre de Marx, qui amène l'auteur à affirmer clairement que "le travail n'est pas l'essence de l'homme"(p.67), tout en tentant d'expliciter le rôle de l'Eglise et des théologiens pour que ce même travail participe réeellement à l'oeuvre de création voulue par Dieu.

De quoi susciter en retour de solides questions pour aujourd'hui, voire l'envie d'aller relire l'encyclique Laudato si' (mai 2015) sur cette question du travail...

...et de poursuivre le dialogue avec vous, la rubrique "commentaires" qui suit ces lignes est là pour ça ! Au plaisir de vous lire...