La soirée du 8 février était consacrée au lien entre organisation et bien-être au travail, elle a rassemblé une cinquantaine de participants.

Repérer ce qui bouge vraiment, à partir de quelques expériences particulières, avant de chercher ensemble ce qui pourrait favoriser l'adaptation et la motivation des personnes, telle était la feuille de route. Pas question ici de retranscrire la totalité des témoignages et des échanges, mais juste de rappeler certains exemples donnés.

Premières montrées du doigt, les organisations du travail directement importées du Japon ou des Etats-Unis font souvent fi de notre culture française, et mettent particulièrement en difficulté les personnels en contact avec les clients. On peut citer aussi le recours croissant aux appels d'offres, qui font baisser les prix, et la durée des contrats de travail, pour une qualité de prestation constante.Les nouvelles technologies de communication renforcent le contrôle sur l'activité, encouragent la notation par le consommateur, individualisent la performance...

Même les fameuses start-up ne font pas mieux (horaires extensibles, salaires réduits), et si elles offrent plus souvent une bonne ambiance et un projet motivant, la plupart ne vivent pas longtemps...

Quelques pistes pour rester optimistes ?

D'abord du côté de la loi. Elle fait obligation à l'employeur de protéger la santé physique et mentale des salariés, avec une obligation de résultat. Elle exige aussi des entreprises de plus de 50 salariés la mise en place d'un plan d'action pour l'améioration de la qualité de vie au travail...

Et de la posture individuelle, qu'il s'agisse de demander de l'aide avant d'être épuisé, de rester curieux et disponible pour une formation, de s'organiser collectivement pour agir, ou plus simplement de manifester une attention bienveillante et active à la vie de son équipe et de ses collègues.